Winter Beast of Burden 100: DNF, monotonie, méditation et Miller Light...





Beast of Burden c'est une chanson des Rolling Stones, c'est également une course de 100 miles (160 km) situé dans la petite ville de Lockport dans l'État de New York (à proximité de Buffalo). Cette course offre une version hivernale et une version estivale. La course offre les distances de 25 miles (40 km), 50 miles (80 km) et 100 miles (160 km). Le parcours consiste en des allers-retours (d'une distance de 40km) sur une piste cyclable en poussière de roches longeant le Canal Erie. Ainsi, pour la distance de 160 km, les coureurs doivent parcourir 4 allers-retours

C'est en parcourant leur site internet que le défi de courir un 100 miles hivernal m'a interpellé. On nous y met au défi de la manière suivante:

''You can run it through the hills of the highest mountains and through the heat of the sun in the desert valleys, but can you run it in the heart of winter? Through inches or feet of snow? Are you ready to unleash the beast inside of you and run 100 miles on the frigid, historic Erie Canal Towpath? Ladies and Gentlemen, throw away your razors for the New Year. This winter, you're going to need all the insulation you can muster!''

L'AVANT-COURSE:

Guy B. (pas celui qui boit de la Guinness et mange de la tarte aux pacanes mais l'autre ;) ) et moi sommes parti le vendredi matin (27 janvier) afin de pouvoir prendre notre temps sur la route et de ne pas se coucher trop tard. La route se fait bien. Deux passionnés d'ultra qui jasent, ça passe le temps disons! À l'exception d'un corridor météo d'une cinquantaine de km où il y a une bonne tempête, la neige se fait plutôt discrète aux abords de la route. 


Nous arrivons à Lockport en milieu d'après-midi et nous en profitons pour arrêter dans un ''beer store'' histoire de s'acheter quelques bières pour avant/après la course. C'est l'occasion d'essayer de nouvelles cervoises que l'on ne peut retrouver au Québec. Ensuite, on se dirige vers le site de départ de la course histoire d'aller y jeter un coup d'oeil. Guy qualifie le parcours de ''plus beau qu'escompté''. Il est vrai que la vue du site de départ n'est pas si mal. Nous en profitons aussi pour jeter un coup d'oeil à la surface du parcours. 

Ensuite, ''check-in'' à l'hôtel et préparation des drop bags en sirotant une petite bière (ou deux..). Nous nous dirigeons ensuite dans un charmant petit restaurant italien DeFlippo's. Je prend une lasagne végétarienne et une bière ''light'' italienne. Ben quoi? Le départ est à 10h le lendemain après tout... 

Retour à la chambre d'hôtel où nous finalisons la préparation de notre équipement chacun de notre côté. Peu avant de me coucher, j'appelle ma blonde Véro et les cocos (Guillaume & Joanie) via Facetime. Guillaume et Joanie me font un cri d'encouragement et cela me fait chaud au coeur. Tous les trois pourront me suivre dans le confort du foyer familial puisque je cours avec un dispositif GPS SPOT qui permet de suivre ma position géographique avec des mises à jour aux 10 minutes environ. 

Le cri d'encouragement va comme suit: Go Vincent, Go Vincent, court, court court!!! Ça deviendra mon mantra pour la course! Un mantra accompagné d'une pensée positive à chaque fois. 

Coucher à 9 h 30 pour moi. 

Benjamin (un autre ami coureur qui prend part au 100 miles), son pacer Antoine (un autre ami coureur) et mon fidèle ami Bernard (qui vient pour me pacer sur le dernier 40km) partaient de Vaudreuil dans les eaux de 5 h. Les conditions routières laissant à désirer, ils arriveront vers minuit et demi. 

LA COURSE:

La délégation québécoise avant le départ. 
De gauche à droite: Antoine, Benjamin, Guy, Bernard et moi.  

Focus avant le départ.

Samedi 28 janvier: C'est sous la musique thématique Beast of Burden des Rolling Stones que le départ fut donné à 10 h (pourquoi 10h? tout simplement parce que le directeur de course n'aime pas se lever tôt...). Pour une distance d'environ un mile, nous courons d'un côté du canal avant de rejoindre un pont où nous traversons le canal pour rejoindre la piste menant au bout du parcours (20 km). 

 Juste avant de traverser le pont.


Le pont menant à l'interminable piste cyclable. Vous comprendrez plus loin.

Après à peine 10 minutes (comme ça m'arrive très souvent dans des ultras), j'ai une envie de pipi. Je m'arrête sur le bord d'un petit pont fermé, à l'abri du vent et, dans la mesure du possible, des regards... Mes comparses Benjamin et Guy poursuivent leur trotte. Je fini par les rattraper un peu plus loin. C'est un jeu d'élastique qui se fera à plusieurs reprises durant cette longue journée. Ma stratégie pour le premier 40 km, courir de manière fractionnée en enchaînant 29 minutes de course pour 1 minute de marche et surtout, ne pas partir trop vite. 

Quelques kilomètres avant la station de ravitaillement intermédiaire de Gasport (dans une tente) se trouvant à 11,5 km, Benjamin décide d'accélérer afin de pouvoir enlever une paire de bas d'extra. Je décide de ne pas arrêter à ce ravito puisque j'ai suffisamment d'eau et de vivres pour me rendre au ravito de Middleport à mi-parcours. Comme de véritables métronomes, mes camarades et moi avançons à un rythme de 6'00/km sans forcer inutilement. Benjamin se détache pour courir avec Pablo, un autre coureur du Québec ayant beaucoup d'expérience dans ce genre de course sur route. 

Conversation entre Guy et moi:

Moi: ''Guy, si tu te sens bien, je ne te retiens pas. N'hésite pas à accélérer.''

Guy de me répondre: ''Je me sens bien avec toi'' 

Petit moment de ''Bromance''...

Guy et moi rallions la mi-parcours en 2 heures pile. Nous y retrouvons Benjamin et Pablo. J'en profite pour prendre un petit verre de coke et quelques pretzels pour emporter. Mes deux compagnons prennent un peu plus de temps mais finissent par me rejoindre. 

Un peu plus loin, Guy nous dit: c'est beau! Moi de lui répondre: on ne doit certainement pas être au même endroit. Il faut dire que le parcours est plutôt monotone voire ennuyant par moment. Visuellement, c'est du copier-coller, kilomètre après kilomètre. En fait, la plus belle chose que j'ai vue sur ce parcours est un bateau de pirate en bois pour enfant avec une glissage en plastique bleu. Ça en dit long... 

Côté météo, une petite neige tombe et forme un petit tapis de neige par endroit sur la piste cyclable. J'ai choisi de porter un ''base layer'' avec un chandail doublé Craft avec deux épaisseurs de gants. Ça s'avère un bon choix et je serai en mesure de faire le premier 80 km avec ce même habillement. 

C'est avec un même rythme constant que nous poursuivons notre chemin de retour vers Lockport. Notre rythme est toujours régulier et confortable. 

Cette fois-ci je décide de m'arrêter à Gasport afin de remplir mes bouteilles d'eau (je cours avec mon sac d'hydratation Ultimate Direction AK 3.0 comportant deux bouteilles molles de 500m. chacune et plusieurs pochettes de transport pour la bouffe). J'en profite pour m'asseoir rapidement pour manger une délicieuse boule d'énergie et boire un verre de Ginger Ale. 

C'est sous les encouragements d'Antoine et Bernard que nous rallions tous les trois la station de Lockport après 4 h 10 de course. Peut-être un peu vite à mon humble avis... 

Les trois mousquetaires après 40 km. 

Je mange une patate et prend un verre de coke et repars sans faire d'histoire. Benjamin et Guy prennent un peu plus de temps. Benjamin se prend même une petite assiette de Mac N' Cheese. 

À peine un kilomètre plus loin, des hauts-le-coeur apparaissent et plusieurs nausées s'enchaînent allant jusqu'à créer un gros spasme dans mon estomac. Je vomis même dans ma bouche (âme sensibles s'abstenir, je vous raconte l'histoire telle qu'elle est arrivée...). Bernard et Antoine passent près de moi en voiture et me voient dans un piteux état. Antoine m'offre même de m'apporter du Pepto Bismol plus tard. Je reprend la route tant bien que mal en me questionnant sur les raison de ces nausées et inquiet pour la suite. C'est en buvant de l'eau que ça finit par passer. Je fini par reprendre un rythme convenable et ce mal de coeur fini par ne devenir qu'une histoire du passé. À Gasport, je teste mon estomac en enfilant une autre boule d'énergie. Test concluant. 

Benjamin et Guy me suivent à une centaine de mètres derrière. Lors d'une pause de marche, je décide de prolonger la marche afin de les attendre. La stratégie pour ce second aller-retour étant d'enchaîner 14 minutes de marche pour 1 minute de course. Je pense beaucoup à Véro et les cocos dans cette section et je me répète mon mantra: Go Vincent! Go Vincent! court, court, court! Peu avant de rejoindre Middleport pour la seconde fois, je fais part de mon plan à Benjamin et Guy pour faire du 9 minutes course/ 1 minute pour le retour. Cette stratégie fait l'unanimité. À Middleport (km 60), Guy décide de prendre un peu plus de temps pour procéder à un changement de vêtements. J'en profite pour sortir ma lampe frontale de mon sac et la mettre sur ma tête. Comme à mon premier passage, je ne m'y attarde pas. Une fois sur le pont, Benjamin me fait signe de l'attendre.

Nous poursuivons notre chemin Benjamin et moi par bloc de 9 minutes de course. La distance commence à se faire sentir et les dernières minutes de course avant la minute de marche sont plus difficiles. Benjamin et moi ne manquons pas de nous taper dans la main après chaque bloc de course, histoire de célébrer chaque petite réussite.

Une fois à Gasport (km 68.5), il commence à faire plus sombre. Je m'arrête pour boire un verre de bouillon de poulet. C'est chaud et réconfortant à la fois! Nous poursuivons notre chemin en prenant le soin d'allumer nos lampes frontales en direction de la station de Lockport, ce qui représentera la mi-parcours. Lors des pauses de marche, Benjamin commence à sentir une douleur au tibia. Lorsque la tente est en vue de l'autre côté du canal, Benjamin me fait signe de continuer et me dit qu'il me rejoindra au ravito.

C'est après 9h07 de course que j'arrive au ravito. Bernard et Antoine m'accueillent de belle manière. Je m'assois sur une chaise et demande à Bernard de trouver mon drop bag afin de procéder à un changement de chaussures. Bernard prend soin de les réchauffer près du radiateur avant de me les donner. Ça fait du bien! Benjamin finit par arriver et peu de temps après lui Guy. Ce dernier nous mentionne qu'il arrête: il a froid aux doigts et n'a plus de plaisir.

Après un coke et un bouillon de poulet, je décide de repartir sans changer de vêtements. À peine quelques pas après la tente, je change d'idée. Je rentre à nouveau dans la tente et décide de changer de vêtements pour le haut du corps. En gardant mon ''base layer'' toujours sec, j'ajoute un chandail en laine Merino et un manteau doublé. Je change aussi de tuque et de cache-cou. Bernard prend toujours soin de réchauffer mes vêtements près du radiateur avant de me les donner. Quel bon jack ce Bernard! Il m'aide à remettre ma montre par dessus mon manteau sans trop regarder. Il l'a mise à l'envers, on rigole!

Je repars pour une centaine de mètres pour m'apercevoir que je n'ai pas pris ma lampe frontale. Bien que ça n'aurait pas été la fin du monde étant donné le parcours plat et non technique, je rebrousse chemin et va chercher ma lampe. Cette fois-ci me voilà reparti pour de bon. Le changement de souliers et de vêtements m'a fait du bien. Le moral est bon et les jambes tournent bien. Je décide d'adopter la stratégie suivante: 8 minutes de course pour 2 minutes de marche. Je croise plusieurs faisceaux de lampes frontales et j'encourage les autres coureurs qui me rendent la pareille.

Avec la nuit qui est tombée et la perception des distances qui n'est plus possible, le parcours me semble infiniment plus long... Je rallie tant bien que mal la station de Gasport (km 91.5). J'arrête pour prendre une autre boule d'énergie et un verre de Ginger Ale. C'est rendu mon classique!

Je poursuis ma route en suivant quelques coureurs. Plus qu'un petit 8.5 km pour me rendre à Middleport et ainsi atteindre la barre des 100km. La monotonie du parcours commence à m'affecter au plus haut point et la surface dure hypothèque mes jambes. Même le mantra des enfants n'a plus d'effet.

Je marche les derniers 10 minutes avant de mettre les pieds dans la petite salle communautaire. Je m'assois alors sur une chaise pendant un long moment. Je mange une soupe poulet et nouilles. J'ai espoir que Benjamin et Antoine (pacer) arriveront d'ici une quinzaine de minutes. Il n'en est rien. Je saurai alors que Benjamin a rebrousser chemin peu après la station de Lockport puisque la douleur s'accentuait...

DNF, MÉDITATION ET MILLER LIGHT:

Après une vingtaine de minutes d'arrête, volontairement ou involontairement, j'arrête ma montre. N'ayant plus de plaisir, anticipant le froid en raison de la marche qui prendra le dessus sur la course et avec les jambes relativement torchées, je prend la décision d'abandonner. Je vais aviser les bénévoles de ma décision d'un air décidé. Elles n'essaient pas de me convaincre voyant que c'est totalement assumé. Je m'informe si un transport est prévu vers Lockport. Un gentil monsieur s'approche (voir section Le Trappeur qui suit...) et m'indique qu'il attend sa femme dans environ une heure et me propose de me ramener si je suis prêt à attendre. Pas de problème.

Peu après, une des bénévoles offre une bière à un accompagnateur. Vous avez dit bière? Je vais lui demander si je peux en avoir une. Elle se dirige au frigo en arrière et revient avec une Miller Light bien froide. Ce n'est pas un grand cru mais dans les circonstances, ça fera l'affaire!

Je sirote ce breuvage froid et amorce une réflexion sur cet abandon. Je repense à la magnificience du Lac Tahoe  et j'en arrive à la conclusion que les ultras sur route avec des paysages monotones ne sont pas fait pour moi. Je cours pour les paysages et pour le plaisir de me retrouver dans des sentiers, à anticiper les roches, les racines, à jouer dehors! Je pense au prochain 100 miles à  Zion (Utah) qui m'attend en avril avec ses magnifiques mesas de couleur orangée et cela m'anime grandement.

Après tout, j'ai fait un bel entraînement de 100km dans un temps respectable. Bon indice de forme en janvier. Il vaut toujours mieux voir le verre à moitié plein! ;)

Je pense aussi beaucoup à Véro et aux enfants qui me manquent. À ce moment, je ferme mon dispositif GPS SPOT en me disant que Véro va surement s'inquiéter de ne plus voir de mouvement. Vivement le retour à l'hôtel pour que je puisse la rassurer.

Une fois la Miller terminée, j'en demande une deuxième. Il faut bien patienter... Je profite aussi de l'occasion pour prendre le drop bag de Guy afin de pouvoir le rapporter.

LE TRAPPEUR:

À plusieurs répétitions lors du premier aller-retour de 40 km, Benjamin, Guy et moi avons croisé un spectateur arborant un casque de poil (en bon québécois) que nous avons gentiment surnommé le ''trappeur''. À ce stade précoce de la course, j'étais loin de me douter que nos chemins allaient de nouveau se croiser au ravito de Middleport après 100 bornes.

Une fois sa femme arrivée et repartie, le gentil monsieur (j'ai oublié son nom...) m'indique qu'il est prêt à quitter pour Lockport. Je le remercie à maintes et maintes reprises.

Conversation avec le ''trappeur'' lors de mon retour en voiture de la station Middleport au site de départ et d'arrivée:

Le trappeur: So Vincent, where are you from?

Moi: Montreal

Le trappeur: Don't blame me! I didn't vote for f*cken Trump!

Ce fut un sympathique retour avec un sympathique  monsieur.

En arrivant à Lockport, comble de malheur, on m'informe que Bernard a quitté il y a quinze minutes pour aller me chercher à Middleport. Le directeur de course m'offre une bière et je vais m'asseoir près du radiateur pour me réchauffer. Il m'en offre une deuxième et un shooter de Fireball, ce qui me permet de patienter en attendant le retour de Bernard.

Bernard arrive et nous retournons à l'hôtel. Je m'excuse auprès de lui pour mon abandon et pour le fait qu'il ne puisse pas me ''pacer''. Il me dit de ne pas m'en faire, qu'il a beaucoup de plaisir dans ce weekend de boys.

Une fois arrivé à l'hôtel, j'avise Véro de mon abandon et on réveille tout le monde pour une rencontre au sommet dans notre chambre avec quelques bières. On se raconte nos péripéties avant de se coucher pour être en forme pour le retour.

Je dit aux gars (Benjamin et Guy): ''Ouin, les gars, finalement c'était peut-être pas une bonne idée cette course... Désolé...

Il faut comprendre que les deux se sont inscrits peu longtemps après moi, après avoir vu une publication à cet effet sur Facebook. Influençables?

Somme toute, ce fut une belle fin de semaine de boys où nous avons jouer dehors et déconner.


LA STATION DE RAVITAILLEMENT DE MIDDLEPORT:

Course après course, je suis toujours fasciné par les stations de ravitaillement. Ces stations ont souvent un cachet particulier, voire une âme. À chaque fois, je considère mon passage à ces stations comme une petite réussite et comme un pas de plus vers l'objectif ultime. C'est une véritable expérience humaine et sensorielle. Les bénévoles sont accueillants et nous préparent de bons petits plats réconfortants. Lorsque d'un passage à vide, quoi de mieux qu'une bonne soupe pour se remonter le moral. 


À chaque ultra, une station de ravitaillement se démarque toujours des autres et au Beast of Burden, la station de Middleport (station de mi-parcours) prenait quartier dans une vieille salle communautaire. On arrive au bout de la piste, on traverse un petit pont et au premier coin de rue, c'est la troisième porte à droite. Middleport est une petite ville américaine typique et possède un certain charme.




PROCHAIN DÉFI: 

Le 7-8 avril, je prendrai le départ du Zion 100. Un 100 miles dans le Zion State Park dans le Utah. Des sentiers désertiques surplombés de caps de montagne orangés surnommés Mesas. Nous serons une belle délégation de 7 québécois à prendre le départ. Ça promet!


AMBASSADEUR POUR SKRATCH LABS ET RACEDAY FUEL: 




C'est avec grand plaisir que j'ai été choisi comme ambassadeur pour la compagnie de nutrition Skratch Labs et le détaillant canadien de produits de nutrition Raceday Fuel.

Skratch offre une gamme de produits de nutrition de grande qualité, de la poudre d'électrolytes (produit incroyable, croyez-moi!) aux jujubes d'électrolytes. Skratch offre également plusieurs livres de recettes très intéressant.

Voici le site de Raceday Fuel sur lequel vous pouvez vous procurez les produits Skratch.

http://www.racedayfuel.ca/

Pour plus de détails et une petite escompte, contactez moi par courriel: coach.vincent.gauthier@gmail.com



Commentaires

  1. As always, a beautifully written piece! There's something about mountains and forests that takes the edge off the suffering of a long-distance run. I'm impressed you lasted as long as you did! Glad you stopped when you did. Save your legs for April...it's right around the corner!

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  2. Toujours un plaisir de te lire mon Vince!

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